Réponse rapide
Le radiateur à eau (alimenté par une chaudière ou PAC) est plus économique à l'usage (-40 à 60 % sur la facture) et offre une chaleur plus douce. Le radiateur électrique à inertie est simple à installer et ne nécessite aucune tuyauterie, mais coûte plus cher en énergie.
Réponse détaillée
Le radiateur à eau chaude est alimenté par un circuit central (chaudière gaz, PAC, chaudière biomasse). Son avantage majeur est le coût d'exploitation : le kWh de chaleur produit par une PAC coûte 3 à 4 fois moins cher que le kWh électrique direct. Pour un logement de 100 m², la facture annuelle passe de 1 800-2 500 € (électrique) à 700-1 200 € (PAC + radiateurs à eau).
Le radiateur électrique moderne à inertie (céramique, pierre de lave, fonte) offre un confort bien supérieur aux anciens convecteurs. Il accumule la chaleur et la restitue progressivement, même après l'arrêt. Son coût d'achat est de 300 à 1 200 € par radiateur, avec une installation simple (branchement sur une prise dédiée, pas de tuyauterie).
Les radiateurs électriques à panneau rayonnant (200 à 600 €) et les convecteurs (50 à 200 €) sont à éviter : ils assèchent l'air, créent des écarts de température entre le haut et le bas de la pièce, et consomment plus que les modèles à inertie. Le remplacement des convecteurs par des radiateurs à inertie réduit la consommation de 10 à 20 %.
Le radiateur à eau basse température (55°C au lieu de 70°C) est le compagnon idéal de la PAC air-eau. Il nécessite des radiateurs plus grands (ou un plancher chauffant) pour compenser la température plus basse. L'investissement est rentabilisé en 3 à 5 ans grâce aux économies d'énergie et aux aides financières.
Recommandation : si vous construisez ou rénovez entièrement, privilégiez le plancher chauffant + PAC (confort optimal, invisible, économique). Si vous rénovez à moindre coût sans toucher aux murs, les radiateurs électriques à inertie avec programmation intelligente (détection de fenêtre ouverte, programmation pièce par pièce) sont la solution la plus pragmatique.