Réponse rapide
En 2026, la chaudière gaz n'est pas totalement interdite mais fortement découragée. Depuis 2022, elle est interdite dans les constructions neuves (RE2020). En rénovation, elle reste autorisée mais n'est plus éligible aux aides MaPrimeRénov'. Son remplacement par une PAC est encouragé.
Réponse détaillée
Depuis le 1er janvier 2022, la RE2020 (Réglementation Environnementale) interdit l'installation de chaudières gaz dans les logements neufs. Cette interdiction vise à réduire les émissions de CO₂ du secteur résidentiel. Les alternatives privilégiées sont la pompe à chaleur, le chauffage biomasse et les réseaux de chaleur urbains.
En rénovation, l'installation d'une chaudière gaz à condensation reste légale en 2026. Cependant, elle n'est plus éligible à MaPrimeRénov' ni aux CEE depuis 2023 (sauf pour les modèles hybrides gaz + PAC). Le remplacement d'une ancienne chaudière gaz par une nouvelle chaudière gaz à condensation coûte 3 000 à 7 000 € posée, entièrement à la charge du propriétaire.
La tendance réglementaire est claire : le gaz fossile est voué à disparaître du chauffage résidentiel. L'Union européenne prévoit l'interdiction totale des chaudières fossiles d'ici 2040. Les prix du gaz restent volatils et soumis aux aléas géopolitiques, ce qui renforce l'intérêt économique des PAC à long terme.
Si votre chaudière gaz fonctionne encore correctement, rien ne vous oblige à la remplacer immédiatement. Mais si elle approche de sa fin de vie (15-20 ans), anticipez le remplacement par une PAC air-eau ou hybride pour bénéficier des aides tant qu'elles existent. Un chauffagiste RGE peut vous conseiller sur la solution la plus adaptée.
Alternative intermédiaire : la chaudière hybride (chaudière gaz à condensation + PAC air-eau intégrée) utilise la PAC en priorité et bascule sur le gaz uniquement par grand froid. Elle offre une transition en douceur et reste éligible à certaines aides. Son coût est de 6 000 à 10 000 € posée.